Compte à terme : notre sélection des meilleures offres

Le compte à terme (CAT) reste une alternative solide pour sécuriser une partie de son épargne. Le capital est garanti, le taux est fixé dès la souscription et le rendement dépasse encore nettement celui des livrets réglementés sur la plupart des durées. Voici notre sélection des meilleures offres du moment, en fonction des taux et des durées de blocage.

Notre sélection des meilleurs comptes à terme

Voici les comptes à termes que nous trouvons intéressants dans le contexte actuel.

ÉtablissementDurées disponiblesTaux brutDépôt minimumPlafondVoir
CAT Klarna3 à 48 mois1,84 % à 3,05 %1 €500 000 €Voir l’offre
Monabanq5 ansTaux progressif : 2,10% à 4% année par année

Taux actuariel brut : 2,92%
2 000 €150 000 €Voir l’offre
Ramify1 à 5 ans2,00 % à 2,60 %10 000 €5 000 000 €Voir l’offre
Younited Credit1 à 5 ans2,20 % à 2,50 %2 000 €100 000 €Voir l’offre
BoursoBank6 ou 12 mois2,20 % à 2,30 %5 000 €AucunVoir l’offre
CAT Placement-Direct1 à 5 ans2,00 % à 2,60 %10 000 €5 000 000 €Voir l’offre
Taux bruts annuels relevés en juillet 2026, susceptibles d’évoluer. Vérifiez les conditions en vigueur avant de souscrire.

Méthodologie du comparatif

Ce comparatif ne prétend pas être exhaustif. Le marché des comptes à terme est très large. Une partie des offres, notamment celles des banques physiques traditionnelles, ne sont pas publiées en ligne : il faut passer par un conseiller en agence pour connaître le taux réel.

Nous avons donc choisi des acteurs solides et que nous apprécions, couverts par un mécanisme de garantie des dépôts français ou européen. Leurs offres nous paraissent parmi les plus compétitives du moment. Pour les sélectionner, nous croisons les taux affichés sur leurs sites officiels avec les données de comparateurs indépendants.

Qu’est-ce qu’un compte à terme et comment ça marche ?

Le principe : un dépôt bloqué à taux garanti

Un compte à terme (CAT) est un produit d’épargne bancaire. Vous déposez une somme pour une durée fixée à l’avance, en échange d’un taux d’intérêt garanti dès la souscription. Le capital est bloqué jusqu’à l’échéance, sauf pénalité en cas de sortie anticipée.

Taux fixe, progressif ou variable : comment comparer ?

Deux mécanismes couvrent la quasi-totalité du marché. Le taux fixe reste identique sur toute la durée du contrat : la visibilité sur le rendement final est totale. C’est la version la plus répandue et celle qui justifie l’intérêt du produit pour la majorité des épargnants. Le taux progressif augmente par palier, trimestre, semestre ou année et récompense les épargnants qui gardent leurs fonds jusqu’au bout.

Il existe aussi des CAT à taux variable, indexés sur un indice de marché comme l’Euribor (le taux interbancaire de référence en zone euro) ou les OAT (les obligations d’État françaises). Cette formule reste marginale sur le marché grand public, réservée le plus souvent à des produits couplés, comme certains plans d’épargne logement, ou à la gestion de trésorerie d’entreprise.

Pour comparer deux offres, mieux vaut regarder le TRAAB plutôt que le taux affiché. Le TRAAB, ou taux de rendement actuariel annuel brut, intègre la capitalisation des intérêts et ramène le rendement à une base annuelle comparable. Un taux nominal de 2,30 % sur 12 mois et un TRAAB de 2,30 % ne donnent pas forcément le même résultat net une fois les modalités de versement des intérêts prises en compte.

Versement, garantie et sortie anticipée

La plupart des établissements exigent un versement unique à l’ouverture, sans possibilité d’ajouter des fonds en cours de route. Les intérêts sont versés à l’échéance ou capitalisés chaque année selon l’établissement. Le capital est garanti par le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR), jusqu’à 100 000 € par déposant et par banque. Un dispositif équivalent protège les dépôts dans les établissements européens.

La sortie avant l’échéance reste possible, mais elle a un coût. Selon l’établissement, elle entraîne la perte totale des intérêts, une pénalité partielle ou un délai de préavis pouvant aller jusqu’à 32 jours. Cette contrainte est le vrai prix de la sécurité et du taux garanti : mieux vaut ne bloquer que des sommes dont on n’aura pas besoin avant l’échéance choisie.

Les critères pour bien choisir son compte à terme

Le taux et la durée : les deux premiers filtres

Le taux affiché n’a de sens que rapporté à la durée de blocage. Un taux de 2,90 % sur 4 ans n’est pas comparable à un taux de 1,84 % sur 3 mois : mieux vaut comparer des offres à durée équivalente. La durée doit aussi correspondre à l’horizon réel de l’épargnant, pas seulement au meilleur taux affiché.

Bloquer un capital pendant 5 ans pour gagner 0,3 point de plus n’a pas d’intérêt si l’argent doit servir avant l’échéance. Les conditions de sortie anticipée, vues plus haut, entrent alors directement en jeu dans le choix. Un épargnant qui hésite sur la durée dont il aura besoin devrait privilégier une durée courte ou un établissement à la pénalité limitée.

Dépôt minimum, plafond et frais

Les montants d’entrée varient énormément d’un établissement à l’autre. Klarna accepte un premier dépôt dès 1 €, quand Ramify exige 10 000 € et BoursoBank 5 000 €. Le plafond suit la même logique, de 100 000 € chez Distingo Bank à plusieurs millions d’euros chez Ramify.

Les frais restent en général absents sur ce type de produit. Aucun des établissements de notre sélection ne facture l’ouverture, la gestion ou la clôture d’un compte à terme. Le seul coût réel se trouve dans la perte d’intérêts en cas de sortie anticipée, pas dans une ligne de frais visible.

La solidité de l’établissement et la garantie des dépôts

Le capital d’un compte à terme est protégé, mais la nature de cette garantie change selon le pays d’origine de la banque. Un établissement français ou une filiale française, comme BoursoBank, Distingo Bank ou Ramify via CFCAL-Banque, relève du Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR) à hauteur de 100 000 € par déposant et par banque. Un établissement étranger, comme Klarna, relève du dispositif de son propre pays : le Riksgälden suédois, pour un montant équivalent.

Cette distinction n’a rien d’anodin en cas de défaillance bancaire. Le mécanisme européen garantit un remboursement sous 7 jours ouvrés dans tous les cas, mais la procédure passe par l’autorité du pays d’origine de la banque, pas par le FGDR français. Avant de placer une somme importante, mieux vaut donc vérifier quel régulateur est réellement compétent.

La fiscalité du compte à terme

Le prélèvement forfaitaire unique (PFU)

Les intérêts d’un compte à terme sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi appelé flat tax. Depuis le 1er janvier 2026, ce taux s’élève à 31,4 %, réparti entre 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a relevé la CSG, ce qui explique la hausse par rapport au taux de 30 % applicable aux revenus 2025.

Cette imposition s’applique par défaut, sans démarche particulière de l’épargnant. Le prélèvement est effectué directement par l’établissement teneur du compte au moment où les intérêts sont versés.

L’option pour le barème progressif

L’épargnant peut renoncer au PFU et opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Cette option s’applique à l’ensemble des revenus de capitaux mobiliers de l’année, pas seulement aux intérêts d’un compte à terme isolé. Elle peut être intéressante pour les foyers faiblement imposés, dont la tranche marginale reste inférieure à 12,8 %.

Pour la plupart des épargnants imposés à 30 % ou plus, le PFU reste l’option la plus favorable. Le choix se fait chaque année, au moment de la déclaration de revenus.

Quand les intérêts sont-ils imposés ?

Le moment de l’imposition dépend des modalités de versement des intérêts, propres à chaque établissement. Chez BoursoBank, les intérêts ne sont versés qu’à l’échéance du contrat : l’imposition intervient donc cette année-là, même si le compte a duré plusieurs années. Sur un CAT à taux progressif où les intérêts sont capitalisés chaque année, l’imposition suit le même rythme annuel.

Cette différence peut avoir un effet réel sur la fiscalité globale, notamment si les revenus de l’épargnant varient fortement d’une année à l’autre.

Le compte à terme face aux autres placements sans risque

Face au Livret A et au LDDS

Le Livret A et le LDDS restent la référence en matière de liquidité totale et de fiscalité nulle. Leur taux s’applique sans aucun prélèvement. Mais ces livrets sont plafonnés à 22 950 € pour le Livret A et 12 000 € pour le LDDS.

Au-delà de ces plafonds, le compte à terme peut prendre le relais dans certains cas. Pour battre le Livret A une fois la fiscalité prise en compte, un CAT doit afficher un taux brut relativement compétitif.

Face au LEP, pour les foyers éligibles

Le Livret d’Épargne Populaire (LEP) reste imbattable pour les foyers qui y sont éligibles. Son taux est actuellement de 2,5 % net d’impôt, un niveau difficile à égaler une fois la fiscalité déduite. L’éligibilité dépend du revenu fiscal de référence et le plafond de dépôt est fixé à 10 000 €. Pour les épargnants concernés, la priorité reste donc de remplir le LEP avant d’envisager un compte à terme.

Face aux fonds euros de l’assurance-vie

Les meilleurs fonds euros d’assurance-vie ont affiché en 2025 un rendement entre 3% et 4% brut, supérieur à celui de la plupart des comptes à terme. Toutefois, les fonds euro n’offrent aucune garantie sur les taux servis. Leur fiscalité devient nettement plus avantageuse après huit ans de détention, grâce à un abattement annuel sur les gains rachetés. Avant cette échéance, en revanche, l’imposition suit les mêmes règles que celle des intérêts d’un compte à terme.

Conclusion

Le compte à terme reste une solution pertinente pour sécuriser une épargne dont l’échéance est connue à l’avance. Il prend tout son sens une fois les livrets réglementés remplis, pour les épargnants qui acceptent de bloquer leur capital contre un taux garanti.

Sa principale limite tient justement à ce blocage. Une sortie anticipée coûte cher, le plus souvent la totalité des intérêts prévus. Avant de souscrire, mieux vaut donc s’assurer que la durée choisie correspond à un horizon sans besoin de liquidité intermédiaire.

Ce placement convient bien à un épargnant dont le Livret A et le LDDS sont déjà pleins et qui dispose d’une somme dont il n’aura pas besoin avant l’échéance. Pour les autres profils, mieux vaut d’abord vérifier son éligibilité au LEP, souvent plus avantageux, avant de comparer les taux des différents comptes à terme du marché. Enfin, le fonds euro d’assurance vie peut être plus souple en fonction des besoins.

FAQ

Peut-on ouvrir plusieurs comptes à terme en même temps ?

Oui, et c’est même une stratégie courante. Ouvrir plusieurs CAT avec des échéances différentes, une pratique parfois appelée « ladder » ou échelle de dépôts, permet de récupérer une partie de son épargne à intervalles réguliers tout en profitant de taux figés à différents moments. La plupart des établissements, comme BoursoBank ou Ramify, autorisent l’ouverture de plusieurs comptes à terme simultanés.

Peut-on retirer une partie seulement de son capital ?

Non, en général. Un retrait avant l’échéance entraîne la clôture complète du compte à terme, pas un retrait partiel. Pour conserver de la flexibilité, mieux vaut répartir son épargne sur plusieurs comptes à terme de montants plus faibles plutôt que sur un seul gros dépôt.

Que se passe-t-il si la banque fait faillite ?

Le capital reste protégé par la garantie des dépôts, jusqu’à 100 000 € par déposant et par établissement. Pour une banque française, le FGDR indemnise sous 7 jours ouvrés. Pour un établissement étranger comme Klarna, la procédure passe par l’autorité de son pays d’origine, avec un délai de remboursement équivalent au niveau européen.

Faut-il déclarer soi-même les intérêts aux impôts ?

Par défaut, le PFU est prélevé directement par l’établissement au moment du versement des intérêts, sans démarche de l’épargnant. Les montants sont normalement pré-remplis dans votre déclaration d’impôts, mais vous restez responsable de la bonne déclaration des intérêts.

Vincent
Vincent

Spécialiste des finances personnelles, Vincent est le fondateur de Finance Evolution, un média dédié à l’éducation financière. Lui-même investisseur particulier, il publie des contenus pédagogiques consacrés à l’investissement et à la gestion des finances personnelles. Il s’appuie sur des stratégies d’investissement éprouvées et largement documentées, notamment l’investissement en bourse via les ETF.

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